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A un moment où
nos valeurs traditionnelles semblent être en pleine mutation, déstabilisées
sinon bafouées, plus trop utilisables pour maintenir un cadre rassurant,
protecteur, éducatif, le rugby proclame haut et fort, qu’il
est lui, et le sport en général, vecteur de l’humanité
; voire de l’humanisme ; difficile à trouver ailleurs, dans un
monde trop inactif, trop mal partagé financièrement, trop
attiré vers les faux plaisirs faciles de la drogue, de la délinquance…
 Le
Rugby nous révèle la nécessité de jouer ensemble,
nous apprend la camaraderie et même l’amitié. Le dévouement
aux co-équipiers y est constant et naturel ; la solidarité
y est pierre d’angle, sans laquelle le collectif serait vain ; l’égoïsme
n’a pas de place dans l’action commune. La loyauté et la
liberté du geste et de l’expression de l’autre sont de mise.
La
souffrance générée par ce sport de combat est acceptée
et souvent contenue sinon maîtrisée ; il est impératif
de dissocier combat (au sens d’utilisation et canalisation de l’énergie
pour contrer et vaincre si possible celle de l’adversaire) et violence
ou brutalité qui n’ont pas leur place sur les terrains de sport.
La seule violence acceptable est celle que l’on se fait à soi pour
se maîtriser….
La
constance, le " jamais baisser les bras " sont un
devoir.
Le
Rugby a besoin de toutes les différences : de gabarits,
de comportement, de tempérament…. Il s’y appuie en les exploitant
dans le groupe homogène (maillot – détermination – acceptation
du résultat sans héros et sans bouc-émissaire) de
l’équipe.
Le
joueur de rugby est à l’image de sa discipline : généreux,
enthousiaste, plein d’initiative, d’esprit de décision, d’abnégation
et respectueux de tout (règlement) et de tous.
L’ancien
joueur du C.O., Jean COLOMBIER (écrivain, prix Renaudot 1999) n’a
t-il pas écrit en l’appliquant au Rugby :
" Les grandes aventures se bâtissent sur l’audace,
l’imagination et les respect des traditions ".
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